• Consolez, consolez mon peuple, Dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem, et criez lui Que sa servitude est finie, Que son iniquité est expiée, Qu'elle a reçu de la main de l'Éternel Au double de tous ses péchés.

    • Ésaïe 40:1-2

    • Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant

    • Jérémie 17:8

    • Éternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite!

    • Psaumes 18:2

AU MOINS À UN JUIF

 
 

ROMAINS 1:16     AU MOINS À UN JUIF

 

Environ 100 000 Juifs vivent à Montréal et souvent on nous pose la même question : « Pourquoi devrions-nous aller en priorité vers le Juif? Le passage de l’Épître aux Romains 1:16 n’est-il pas un passage purement historique? L’idée sous-entendue est que nous sommes peut-être trop exclusifs dans nos démarches d’évangélisation, voire trop compatissants envers les juifs, peut-être que nous prenons même trop souvent leur défense. Au Juif premièrement? Après tout, pourquoi n’irions-nous pas d’abord vers les autres?

À tous nos frères et sœurs dans la foi qui n’approuvent pas cette approche, je leur demande s’ils ont déjà eu l’opportunité de témoigner de leur foi à au moins une personne juive. Mais voilà qu’ils admettent en connaître un ou deux, plus parfois, mais sans pouvoir vraiment affirmer leur avoir prêché l’Évangile en tant que tel. Si bien que je les encourage en me basant sur le passage de Romains 1:16 et je leur rappelle qu’ils devraient vraiment inclure les juifs parmi tous ceux qui ont besoin d’entendre la Parole. N’ayons pas de parti pris. À la lumière de la Grande Mission que Yeshoua nous a confiée, nous devons apporter l’Évangile à toutes les nations.

Un centième de la population mondiale, c’est ce que représente la population des Juifs, et pourtant leur voix et leur présence pèsent beaucoup plus lourd dans la balance. Donc, si vous avez rencontré un Juif, il est très possible que Dieu l’ait amené vers vous. Alors, si vous commenciez par évangéliser ne serait-ce qu’un Juif?

 

Une question historique ou une question de rhétorique?

 

Si nombreux sont ceux qui voient dans Romains 1:16 un passage avant tout historique, d’autres vont jusqu’à affirmer que l’expression du Juif premièrement doit être prise aujourd’hui de façon littérale. Pour étayer leur propos, ils se basent sur une autre référence, celle de Romains 2:9. Voici ce que dit ce passage : Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec! L’accusation de déicide associée au rejet du Messie par les Juifs est souvent la réponse donnée à la question de l’évangélisation aux Juifs : pourquoi nous devrions prendre Romains 2:9 de façon littérale? Je conviens que Romains 1:16 doit être pris de façon littérale. Cependant, n’oublions pas deux faits importants. Tout d’abord, à ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Si on garde à l’esprit que les oracles et les alliances ont été donnés premièrement au peuple juif, on comprend la grande responsabilité qui découle de ce don. Ainsi, à cause de leur rejet du Messie, ils ont dû endurer un jugement indescriptible. Est-ce qu’on pourrait dire que l’angoisse et la tribulation qu’Israël a endurées sont reliées au fait que, au cours des premiers siècles suivant l’implantation de la première église, les Juifs ont été exclus de l’église? Où sont donc passés les Juifs au cours des 2000 ans d’histoire de l’église? Qu’est-il arrivé aux milliers de Juifs qui ont cru (livre des Actes 2:41, 4:4)? Qu’est-il arrivé aux ébionites et aux nazaréens, à ces centaines de Juifs? Comment se fait-il qu’à une époque aussi décisive que celle du credo de Nicée, des croyants juifs en Jésus fussent complètement exclus de l’Ecclesia? Et ce n’est pas tout, de nombreux commentaires de l’église à propos des Juifs étaient de nature purement antisémite.

 

Aujourd’hui, rares sont les personnes qui soutiennent Israël dans le monde de l’Église. Israël se trouve de plus en plus isolé et ignoré, alors que les prophètes de l’Ancien Testament et Yeshoua lui-même ont clairement annoncé les persécutions dramatiques auxquelles Israël devra faire face durant la période de la Tribulation.

 

Ainsi, puisque Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal [tombe] sur le Juif premièrement (…)…. Peut-être devrions-nous nous mettre à apporter le salut aux Juifs, en commençant par au moins une personne. Mettons de côté la rhétorique et mettons plutôt en pratique ce commandement dans un esprit d’amour.

 

Parlez au cœur de Jérusalem

 

Malgré les souffrances et le manque de considération que subit Israël, le Seigneur lui offre de grandes compensations, comme le souligne ce passage dans Esaïe 40 : 2 : parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu’elle a reçu de la main de l’Éternel au double de tous ses péchés.

Bien que ce passage était censé enlever un poids des épaules d’Israël et lui apprendre que l’exil babylonien tirerait bientôt à sa fin, ce passage faisait référence non seulement au futur lorsque les péchés d’Israël seraient couverts (et son iniquité pardonnée), mais il faisait référence aussi à l’Ère Messianique au cours de laquelle Israël recevrait double compensation pour toutes ses souffrances (Israël reçoit de la main de l’Éternel au double de tous ses péchés). Comme ce serait merveilleux pour les croyants gentils de l’Église d’aujourd’hui de participer à cette promesse, encore valide, donnée à Israël et de proclamer : tes péchés sont maintenant couverts par la mort du Messie! (Ésaïe 53), et : L’Éternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point (Deutéronome 31.8). Lorsque Dieu dit : parlez au cœur de Jérusalem (Ésaïe 40.2), c’est quelque chose que nous pouvons mettre en pratique aujourd’hui même. Je ne veux pas dire qu’il est nécessaire d’avoir “une grande tristesse (…)”  et de garder dans le cœur “un chagrin continuel” à l’égard d’Israël (Romains 9:2), mais, à tout le moins, pourrions-nous commencer par apporter la Parole à un Juif?

 

Notre conception des Juifs peut certainement bénéficier de l’étude de la parabole du trésor caché. Dans cette parabole, on y voit un marchand qui trouve un trésor caché dans un champ qu’il vient d’acheter. Il décide alors de le cacher à nouveau jusqu’à son retour. Ce trésor caché c’est Israël. Comment, par conséquent, devrions-nous traiter le trésor personnel de Dieu, son segula? (Matthieu 13:44, Exode. 19:5-6)? En parlant au cœur de Jérusalem, en commençant par nous adresser en priorité à un Juif.

 

De quel peuple est le Dieu de la Bible?

 

Si on se souvient des prophéties bibliques et du rôle qu’Israël jouera dans le futur, devrions-nous mettre de côté ce que ces prophéties annoncent concernant le rôle qu’Israël jouera dans le futur et notamment dans le retour final du Messie? Non seulement les 144 000 Juifs joueront un rôle déterminant en amenant une foule de personnes à la foi pendant la Tribulation, mais la prière d’appel que les croyants juifs prononceront pour le retour de Yeshoua déclenchera l’inauguration du Royaume Messianique. Un rôle aussi crucial ne peut pas être ignoré. En tant que croyants, nous n’aurons plus la possibilité d’amener des Juifs à la foi au cours de la Tribulation, parce que nous ne serons tout simplement plus là. Cependant, nous pouvons dès maintenant commencer notre évangélisation pré-enlèvement en leur expliquant le déroulement des choses à venir. Et ça nous pouvons le faire en commençant à prêcher à un Juif de notre entourage.

 

Après tout, le Dieu de la Bible n’est-il pas appelé dans la Bible plus de 200 fois “Dieu d’Israël”? La Bible n’est-elle pas Le livre de l’histoire des Juifs depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse et même au-delà? D’ailleurs dans l’éternité, dans les cieux, les 12 noms des tribus d’Israël sont écrits sur les 12 portes d’entrée de la Nouvelle Jérusalem. À chaque fois que nous passerons ces portes, nous nous souviendrons d’Israël.

 

Un Sabbat d’avance

 

Il y a une prophétie dans le judaïsme orthodoxe selon laquelle si tous les Juifs observaient convenablement au moins un seul sabbat, la venue du Messie arriverait plus vite. Nous pouvons faire un parallèle intéressant à partir de ce dicton en regardant de plus près le passage de Romains 11:25 : Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts? Quand tous les Juifs croyants tourneront leurs yeux vers le Messie, et qu’ils auront confessé à voix haute leur acceptation de Yeshoua, ce dernier reviendra. À partir de ce moment jaillira une source de vie nouvelle et la malédiction qui pesait sur la création sera écartée. Imaginez, si chaque membre du Corps du Messie se mettait à se tourner vers un Juif, et, reconnaissant tout ce qu’ils ont pu souffrir, faisait preuve de grâce et de miséricorde à pleine mesure, comme Dieu l’a fait avec nous, quel formidable sabbat ce serait!

 

Chaque chiffre compte, mais aucun c’est trop peu

 

Si on se fie aux statistiques, c’est principalement grâce aux gentils que les Juifs viennent à croire en Yeshoua. Les gentils devraient en retour réaliser le privilège qui leur est confié d’aller prêcher la Parole aux Juifs. Les gentils qui sont croyants n’ont pas à devenir juifs, mais plutôt à rendre les Juifs jaloux de leur zèle et de leur connaissance du Messie juif.

 

La première fois que j’ai entendu parler de mon Sauveur, c’était grâce à un gentil qui m’avait présenté Ésaïe 53. Et ce qui m’avait le plus surpris c’était qu’un gentil connaisse autant de choses sur ma religion. Après avoir présenté Ésaïe 53 à mon père, je me souviens que nous étions tous les deux surpris et jaloux de cette connaissance. Il s’agissait toutefois d’une saine jalousie qui d’ailleurs nous a menés, chacun à un moment différent de notre vie, à la connaissance salvatrice de notre Messie.

 

Lisons les mots de l’épître de Paul : je dis donc : est-ce pour tomber qu’ils ont bronché? Loin de là! Mais par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils fussent excités à la jalousie. (Rom. 11:11). Et cet état de fait produit miracles et bénédictions. Pourquoi est-ce que les gentils ne sont pas prêts à recevoir les grandes bénédictions associées à l’évangélisation aux Juifs? Dieu a pourtant promis dans Genèse 12 : 1-3 : je bénirai ceux qui te béniront.

 

Dans notre congrégation ici à Montréal, nous avons appris que d’aller premièrement vers le Juif n’exclut pas les autres nations du monde. Nous avons, en effet, une équipe de croyants composée de gentils qui, chaque semaine, font du porte-à-porte dans les quartiers juifs dans un but d’évangélisation. Parfois, l’équipe de croyants est allée frapper à la porte de gentils qui n’avaient pas retiré la mezuzah sur le montant de leur porte après avoir emménagé dans une maison précédemment occupée par des Juifs. L’équipe était allée à cette porte à cause de la mezuzah, mais les occupants n’étaient pas juifs. Dans tous les cas de figure, l’équipe de croyants a ouvert et partagé les Écritures avec joie. Dieu n’exige pas que nous restreignions l’apport de la Parole à qui que ce soit.

 

Ce que nous avons appris par expérience, c’est que si vous vous tournez vers les Juifs, vous rencontrerez sur votre route des gentils et donc le nombre de personnes avec qui partager la Parole sera plus large. Par contre, si vous ne vous tournez que vers des gentils en excluant les Juifs, le nombre de personnes potentiellement ouvertes à la Parole sera réduit, ainsi que le nombre de bénédictions. Aucun n’est pas suffisant. Et si vous commenciez par évangéliser un Juif aujourd’hui?

 

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