QUI EST IS YÉSHOUA?

Qui est Yeshoua

 

Yéshoua (Jésus) demande à chacun d’entre nous la même question qu’Il demanda à ses disciples: «Qui dites-vous que je suis?» Pour certains, la réponse à cette question est réglée à cause de leur arrière-plan  religieux et de leur tradition : pour eux Jésus est le Rédempteur de l’humanité. Toutefois, dans la mentalité juive, cette question suscite incontestablement une réaction défensive et offensive, d’un point de vue sociologique, de tous les faux Messies, Jésus est celui qui a causé le plus de troubles à l’existence des Juifs. D’un point de vue religieux, l’interprétation du Talmud et des rabbins ont nié toute possibilité que Dieu puisse prendre la forme d’un homme, considérant ainsi comme hérétiques les revendications de Yéshoua d’être le Fils de Dieu.

La mentalité juive fait face à un défi de taille concernant cette question. Arrivant tout juste d’Israël et ayant été témoin de la présence «chrétienne» qui s’y trouve depuis des siècles; cela va des fouilles archéologiques byzantines à un assortiment contemporain d’églises chrétiennes dans le pays : on ne peut nier que cette présence est forte. Toutefois, quel genre de témoignage cette présence a-t-elle donné au Juif ?

Pourtant, il y a un petit pourcentage de Juifs qui ont effectivement répondu à la question concernant l’identité de Yéshoua d’une toute autre manière. On ne devrait jamais négliger le rôle surnaturel que l’Esprit de Dieu joue dans la façon dont quelqu’un vient à la foi en Yéshoua. Le défi le plus grand et le plus honnête lancé à une personne juive serait de lire les Écritures pour elle-même et de permettre aux Écritures de prouver et de révéler la véritable identité et le but du Messie juif. On devrait donner à Dieu la possibilité de parler à notre cœur.

Durant nos années passées à l’école, les résumés de notes de cours étaient un bon moyen pour plusieurs d’entre nous qui choisissions de ne pas lire toutes les leçons qui nous étaient demandées ou qui n’avions pas vraiment envie de réfléchir à la matière des cours par nous-mêmes. Ces notes nous ont dégagés de la responsabilité d’apprendre à réfléchir par nous-mêmes sur ce qui nous était enseigné. Regardons un exemple qui démontre que la façon de passer rapidement par-dessus un texte peut nous conduire à de fausses conclusions.

Le judaïsme rabbinique enseigne que Dieu est le Créateur du temps, de l’espace, de l’énergie et de la matière, qu’il est au-dessus de l’homme, qu’il ne peut pas naître ni mourir, ou littéralement, avoir un fils. Le judaïsme prône qu’il est hérétique pour tout homme de revendiquer d’être Dieu, de faire partie de Dieu, ou d’être le fils littéral de Dieu. Le Talmud de Jérusalem (Taanit 2,1) stipule explicitement que si un homme prétend être Dieu, il est un menteur. [1] Pourtant, les Écritures elles-mêmes disent le contraire. Dans le neuvième chapitre du prophète Ésaïe, nous lisons le verset suivant: «Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la Paix.» Ici, on nous présente un être, une personne, qui est à la fois Dieu et homme. « Un enfant est né » indique qu’il est humain, et pourtant on lui donne des noms qui ne peuvent être attribués qu’à Dieu. Magnifique (Pelé en hébreu) est un mot que l’on utilise très souvent pour décrire beaucoup de choses, mais en hébreu, Pelé est utilisé uniquement pour décrire Dieu. Ce mot est réservé exclusivement pour ce qui est divin. De même, El Gibbor (Dieu puissant) est un mot qui ne peut pas être utilisé pour un simple homme. Et enfin, comment le fils (humain) qui est né peut-il aussi être le Père de l’éternité (en hébreu Avi-Ad)? Celui qui est la source de la vie éternelle est aussi le fils qui est né. [2]

Les résumés de notes peuvent être une solution rapide quand nous manquons de temps ou si nous sommes indifférents à un sujet quelconque. Mais nous ne devrions pas prendre cette voie lorsqu’il s’agit de notre destin ultime face à la vie et à la mort. La réponse que vous donnerez à la question de Yéshoua «Qui dites-vous que je suis?» renferme la décision la plus importante que vous prendrez dans votre vie. Cette réponse permettra de déterminer non seulement ce que vous valorisez aujourd’hui en termes de morale, de style de vie et de comportements, mais elle aura également une incidence sur votre destin éternel. Lisez les Écritures avec un esprit critique et analytique en vous mettant au défi de répondre à l’ultime question philosophique suivante: «S’il y a un Dieu, Qui est-Il et par conséquent, qui suis-je?»

Peut-on trouver Yéshoua dans les Écritures du peuple juif? La réponse se trouve dans le verset suivant qui nous indique clairement la nécessité d’étudier les Écritures afin d’acquérir la compréhension la plus complète concernant l’identité du Messie juif: « Et, commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il (Yéshoua) leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. (Luc 24,27).



[2] Fruchtenbaum, Dr. A.,  Messianic Christology  (Ariel Publishing : p.39-41)